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<channel><title><![CDATA[lebrouillondefinitif aka J&eacute;r&ocirc;me Coullar&eacute; - Actualit&eacute;s]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes]]></link><description><![CDATA[Actualit&eacute;s]]></description><pubDate>Sat, 05 Dec 2020 12:27:53 +0100</pubDate><generator>Weebly</generator><item><title><![CDATA[Plages de petite vertu]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/plages-de-petite-vertu]]></link><comments><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/plages-de-petite-vertu#comments]]></comments><pubDate>Wed, 13 Nov 2019 10:25:14 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/plages-de-petite-vertu</guid><description><![CDATA[Demain nous toucherons aux plages du d&eacute;barquement. Nos pens&eacute;es de fureur seront rejointes par celles de ceux qui ont foul&eacute; ce sable rouge de leur sang. Pour le moment, nous progressons lentement, parce que par bourrasques, les embruns fouettent comme des cordes, certaines nous entravent dans des souvenirs d&rsquo;enfance. Toute l&rsquo;eau de la mer joue de cette loi infaillible de la r&eacute;p&eacute;tition pour venir &agrave; bout de nos r&eacute;sistances. Sous la transe [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph">Demain nous toucherons aux plages du d&eacute;barquement. Nos pens&eacute;es de fureur seront rejointes par celles de ceux qui ont foul&eacute; ce sable rouge de leur sang. Pour le moment, nous progressons lentement, parce que par bourrasques, les embruns fouettent comme des cordes, certaines nous entravent dans des souvenirs d&rsquo;enfance. Toute l&rsquo;eau de la mer joue de cette loi infaillible de la r&eacute;p&eacute;tition pour venir &agrave; bout de nos r&eacute;sistances. Sous la transe de l&rsquo;effort et du plaisir de cette poussi&egrave;re d&rsquo;eau qui nous lave les narines, nous nous pr&eacute;servons des pr&eacute;sages de malheurs plus grands. L&rsquo;oc&eacute;an a ce travers de nous transformer en voyageurs nonchalants. Nos destins de survivants manquent soudain d&rsquo;envergure.<br />&nbsp;<br />&nbsp;<br /><em>Beaches of little virtue</em><br />&nbsp;<br /><em>Tomorrow we will touch the Landing beaches. Our thoughts of fury will be joined by those who have walked this sand, redden with their own blood. For now, we are progressing slowly, because by gusts, sea sprays whip like ropes, some impede us in childhood memories. All the water of the sea plays with this infallible law of repetition to overcome our resistance. Under the trance of effort and nostrils-wiping water dust pleasure, we protect ourselves from the omens of greater misfortunes. The ocean has this failing of transforming us into nonchalant travelers. Our destinies of survivors are suddenly lacking in stature.</em><br />&#8203;</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Contre l'Idée du Devoir. Déc 2018]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/contre-lidee-du-pouvoir-dec-2018]]></link><comments><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/contre-lidee-du-pouvoir-dec-2018#comments]]></comments><pubDate>Sun, 16 Dec 2018 16:44:01 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/contre-lidee-du-pouvoir-dec-2018</guid><description><![CDATA[Contre l&rsquo;id&eacute;e du devoir&#8203;Nous aurons fait tomber les somnambules. En chemin vers &Eacute;tretat, sur le couronnement de la falaise, nous r&eacute;aliserons que nous n&rsquo;ignorons plus notre pass&eacute;. En surplomb de la mar&eacute;e montante, nous comprendrons qu&rsquo;il faudra encore travailler &agrave; notre r&eacute;habilitation. Il faudra nous d&eacute;barrasser de nos couleurs, et troquer nos fulgurances pour des strophes aux accents de &laquo; po&eacute;sie pour rie [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph"><span style="color:rgb(29, 33, 41)">Contre l&rsquo;id&eacute;e du devoir<br />&#8203;</span><br /><span style="color:rgb(29, 33, 41)">Nous aurons fait tomber les somnambules. En chemin vers &Eacute;tretat, sur le couronnement de la falaise, nous r&eacute;aliserons que nous n&rsquo;ignorons plus notre pass&eacute;. En surplomb de la mar&eacute;e montante, nous comprendrons qu&rsquo;il faudra encore travailler &agrave; notre r&eacute;habilitation. Il faudra nous d&eacute;barrasser de nos couleurs, et troquer nos fulgurances pour des strophes aux accents de &laquo; po&eacute;sie pour rien &raquo;. Il faudra passer nos id&eacute;es au crible de l&rsquo;inutilit&eacute; comme nouvel &eacute;talon. Il nous faudra renoncer aux victoires sur l&rsquo;autre et &agrave; l&rsquo;autorit&eacute;. Simplifier nos m&eacute;andres et renoncer &agrave; nos acharnements. Une femme s&rsquo;abaissera pour ramasser, avec une emphase pr&eacute;m&eacute;dit&eacute;e, des objets orphelins, sans plus d&rsquo;usage. Et sur le champ, d&rsquo;autres mains s&rsquo;activeront &agrave; les transformer en totems effrayants. Le long de notre route, nos traces signent des promesses purulentes de contremande. Comme un sillon v&eacute;n&eacute;neux invitant les autres &agrave; nous &eacute;viter. Notre po&eacute;sie discutera des v&eacute;rit&eacute;s n&eacute;cessaires, mais ce sera notre seule concession &agrave; nos vies d&rsquo;avant.<br /><br />&#8203;</span>Against the idea of duty<br /><span></span>We will have made sleepwalkers fall. On the way to Etretat, on the crowning of the cliff, we will realize that we are no longer ignorant of our past. Overlooking the rising tide, we shall understand that we will still have to work on our rehabilitation. We shall get rid of our colors, and to exchange our flashes for stanzas with accents of a &ldquo;poetry for nothing&rdquo;. We shall pass our ideas with the sieve of uselessness as our new standard. We must renoun<span>ce victories over the others and authority. Simplify our meanders and tooth &amp; nail fights. A woman will bend down to pick up, with a premeditated emphasis, orphan objects, without further use. On the spot, other hands will turn them into frightening totems. Along our route, our tracks sign purulent promises of repulsion. Like a poisonous furrow inviting others to avoid us. Our poetry will discuss the necessary truths, but it will be our only concession to our previous lives.</span><br /><span></span><span style="color:rgb(29, 33, 41)"></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Cu Chi, les tunnels de vie]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/cu-chi-les-tunnels-de-vie]]></link><comments><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/cu-chi-les-tunnels-de-vie#comments]]></comments><pubDate>Sat, 02 Dec 2017 13:11:18 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/cu-chi-les-tunnels-de-vie</guid><description><![CDATA[https://soundcloud.com/lebrouillon-definitif/cu-chi/s-n7gaSJe peux rester éveillée toute la nuit, s'il le faut, froide comme un serpent, immobile comme une araignée, sans paupières, je retiens mon souffle aux ténèbres qui m'enveloppent. Je regarde ces poussières qui se défont dans l'air, elle s'évanouissent, inaccessibles comme ces roses noires à la surface. La terre transpire et nous atteint, elle suinte jusqu'à nos bouches écœurées par l'odeur, desséchées par la fièvre.&nbsp;M [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div id="840017497295856038" align="center" style="width: 100%; overflow-y: hidden;" class="wcustomhtml">https://soundcloud.com/lebrouillon-definitif/cu-chi/s-n7gaS</div></div><div class="paragraph" style="text-align:center;"><br><br><font color="#2A2A2A">Je peux rester &eacute;veill&eacute;e toute la nuit, s'il le faut, froide comme un serpent, immobile comme une araign&eacute;e, sans paupi&egrave;res, je retiens mon souffle aux t&eacute;n&egrave;bres qui m'enveloppent. Je regarde ces poussi&egrave;res qui se d&eacute;font dans l'air, elle s'&eacute;vanouissent, inaccessibles comme ces roses noires &agrave; la surface. La terre transpire et nous atteint, elle suinte jusqu'&agrave; nos bouches &eacute;c&oelig;ur&eacute;es par l'odeur, dess&eacute;ch&eacute;es par la fi&egrave;vre.&nbsp;<br>Ma ville est un boyau qui ne s'ouvre que la nuit, chaque embranchement zigzague, il monte, il descend, les lignes droites sont orphelines. Je suis mont&eacute;e jusqu'au sol, sous les feuilles et les branchages, dans mon bout de rue de craie et de fer. On d&eacute;bouche sur une porcherie. L&agrave;, personne ne viendra fouiller. A l'air, les feuilles palpitent, elles palpitent comme un c&oelig;ur, un c&oelig;ur vert-billard, elles vomissent la poudre et le sang.<br>Pendant que les autres creusent d'autres bouches, je me fonds dans les lavis bistres de l'aube. Chaque arbre est un poumon qui me berce, et &agrave; ses pieds, des trous pour se cacher. Les pluies de mousson transforme le sol en &eacute;ponges grasses et g&eacute;n&eacute;reuses. On attend Cedar Falls et leurs rats de tunnel pour mon anniversaire.<br>A Cu Chi, j'avais 10 ans.<br><br>I can stay awake all night, if necessary, cold as a snake, motionless like a spider, without eyelids, I hold my breath to the darkness that surrounds me. I look at the dust that breaks in the air, it vanishes, inaccessible as the black roses on the surface. The earth sweats and reaches us, it oozes to our mouths disgusted by the smell, withered by fever.<br>My city is a gut that only opens at night, each junction zigzags, it goes up, it goes down, the straight lines are orphan. I have climbed up towards the ground, under the leaves and branches, in my street end made of chalk and iron. it ends up on a pigsty, where no one comes to look. In the air, in the air, the leaves quiver, they pulsate like a heart, a green-billiard heart, as they vomit powder and blood.<br>While the others dig other manholes, I merge into the bistre washings of dawn. Each tree is a lung that cradles me, and at its feet, holes to hide. The monsoon rains turn the soil into fat and generous sponges. We're waiting for Cedar Falls and their tunnel rats for my birthday.<br>At Cu Chi, I was 10 years old</font></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Aux éditions Stéphane Batigne, recueil de nouvelles sur la Bretagne 2016.]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/aux-editions-stephane-batigne-recueil-de-nouvelles-sur-la-bretagne-2016]]></link><comments><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/aux-editions-stephane-batigne-recueil-de-nouvelles-sur-la-bretagne-2016#comments]]></comments><pubDate>Mon, 06 Mar 2017 17:37:56 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/aux-editions-stephane-batigne-recueil-de-nouvelles-sur-la-bretagne-2016</guid><description><![CDATA[      [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="http://www.lebrouillondefinitif.com/uploads/1/6/3/5/16353000/long-res-bombardes-ressacs-c1-400x569_1_orig.jpg" alt="Picture" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Aux éditions Stéphane Batigne, recueil des nouvelles des lauréats au concours de Questembert 2015]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/aux-editions-stephane-batigne-recueil-des-nouvelles-des-laureats-au-concours-de-questembert-2015]]></link><comments><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/aux-editions-stephane-batigne-recueil-des-nouvelles-des-laureats-au-concours-de-questembert-2015#comments]]></comments><pubDate>Mon, 06 Mar 2017 17:32:26 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/aux-editions-stephane-batigne-recueil-des-nouvelles-des-laureats-au-concours-de-questembert-2015</guid><description><![CDATA[ Ouvrage collectif avec la nouvelle "Amer", publication des laur&eacute;ats au concours de nouvelles de Questembert 2015.  [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='display: table;width:auto;position:relative;float:left;max-width:100%;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.lebrouillondefinitif.com/uploads/1/6/3/5/16353000/partir-revenir-couv-400x565_orig.jpg" style="margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:0; max-width:100%" alt="Picture" class="galleryImageBorder wsite-image" /></a><span style="display: table-caption; caption-side: bottom; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><font size="4">Ouvrage collectif avec la nouvelle "Amer", publication des laur&eacute;ats au concours de nouvelles de Questembert 2015.</font></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[http://www.davidfargot.com]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/httpdavidfargotcom]]></link><comments><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/httpdavidfargotcom#comments]]></comments><pubDate>Sun, 18 Dec 2016 10:57:40 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/httpdavidfargotcom</guid><description><![CDATA[      [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0px;margin-right:0px;text-align:center"> <a> <img src="http://www.lebrouillondefinitif.com/uploads/1/6/3/5/16353000/contorsionniste-130x162-800e-510x634_orig.jpg" alt="Picture" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[http://www.21danse.com/]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/httpwww21dansecom]]></link><comments><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/httpwww21dansecom#comments]]></comments><pubDate>Sun, 18 Dec 2016 10:48:31 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/httpwww21dansecom</guid><description><![CDATA[      [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div><div class="wsite-image wsite-image-border-none " style="padding-top:10px;padding-bottom:10px;margin-left:0;margin-right:0;text-align:center"> <a> <img src="http://www.lebrouillondefinitif.com/uploads/1/6/3/5/16353000/4635486-orig_orig.jpg" alt="Picture" style="width:auto;max-width:100%" /> </a> <div style="display:block;font-size:90%"></div> </div></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Vue de ma tour]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/vue-de-ma-tour]]></link><comments><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/vue-de-ma-tour#comments]]></comments><pubDate>Thu, 09 Oct 2014 15:29:03 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/vue-de-ma-tour</guid><description><![CDATA[Paris &agrave; mes pieds, vu du haut d&rsquo;une tour HQE qui pompe la lumi&egrave;re des tours alentour. Ces rejetones semblent impuissantes face au bloc immonde sur lequel je suis perch&eacute;, et qui &eacute;crase tout d&rsquo;un d&eacute;dain cat&eacute;gorique de verre et de b&eacute;ton. Du clocher de ma nouvelle &eacute;glise vou&eacute;e au culte du fric arrogant, je d&eacute;couvre sereinement les terrasses d&eacute;potoir d&rsquo;un Paris vertical. Des tours rachitiques s&rsquo;accroc [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph" style="text-align:justify;"><span style='text-decoration:none; font-style:normal; font-weight:400; color:rgb(134, 134, 134); '><span style="text-decoration:none; font-style:normal; font-weight:400; color:rgb(134, 134, 134); "><span style="text-decoration:none; font-style:normal; font-weight:400; color:rgb(134, 134, 134); "><span style="text-decoration:none; font-style:normal; font-weight:400; color:rgb(134, 134, 134); "><span style="text-decoration:none; font-style:normal; font-weight:400; color:rgb(134, 134, 134); "><font color="#2a2a2a">Paris &agrave; mes pieds, vu du haut d&rsquo;une tour HQE qui pompe la lumi&egrave;re des tours alentour. Ces rejetones semblent impuissantes face au bloc immonde sur lequel je suis perch&eacute;, et qui &eacute;crase tout d&rsquo;un d&eacute;dain cat&eacute;gorique de verre et de b&eacute;ton. Du clocher de ma nouvelle &eacute;glise vou&eacute;e au culte du fric arrogant, je d&eacute;couvre sereinement les terrasses d&eacute;potoir d&rsquo;un Paris vertical. Des tours rachitiques s&rsquo;accrochent et se serrent pour mieux asseoir leur maigre conqu&ecirc;te d&rsquo;espace vital. Au milieu de ces naines p&eacute;trifi&eacute;es, sur le corps desquelles des coul&eacute;es moisies laissent de m&eacute;chantes couleurs, quelques ahuris en manque d&rsquo;air auront v&eacute;g&eacute;talis&eacute; leurs seuls m&egrave;tres carr&eacute;s ouverts sur le ciel, d&rsquo;une bouture d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;e achet&eacute;e &agrave; cr&eacute;dit chez Truffaut. A contempler &agrave; perte de vue cette cro&ucirc;te de ciment, je cherche en vain les cimes feuillues de survivants indig&egrave;nes, qui me ram&egrave;nent &agrave; mes endroits de vie. Mon horizon bouch&eacute;, mang&eacute; en verticalit&eacute;, m&rsquo;enfonce &agrave; hauteur d&rsquo;&eacute;tron, o&ugrave; l&rsquo;air finit par manquer. Dans les art&egrave;res de cette ville arrim&eacute;es en sous-sols et souterrains, ne circulent plus que des &ecirc;tres rachitiques tass&eacute;s recroquevill&eacute;s racornis, sculpt&eacute;s par l&rsquo;&eacute;troitesse des trottoirs et le poids des particules fines. Des chapes de merde en lasagnes &eacute;paisses qui s&rsquo;accumulent sur les &eacute;chines de tar&eacute;s r&eacute;sign&eacute;s, maintenus en vie par leurs avatars et du soleil vert. Quand la mar&eacute;e de sang aura gagn&eacute; les rues, les fen&ecirc;tres en grappe fermeront comme les moules leurs coquilles, en attendant que le jusant d&eacute;couvre enfin des trottoirs lav&eacute;s &agrave; l&rsquo;h&eacute;moglobine. Je chercherai en vain les fronts sur les vitres, pour dire qu&rsquo;ils peuvent descendre pour finir de tout casser. Pour le moment, le seul endroit d&rsquo;espace est paradoxalement celui qu&rsquo;on d&eacute;truira le premier. Retrouver nos pieds sur le sol et nos t&ecirc;tes dans les nuages.</font><span style=""><span style=""><span style=""><span style=""><span style=""></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Cosse ignoble- Anti-carnet de voyage(s) vol.2]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/cosse-ignoble-anti-carnet-de-voyages-vol2]]></link><comments><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/cosse-ignoble-anti-carnet-de-voyages-vol2#comments]]></comments><pubDate>Mon, 17 Feb 2014 10:46:25 GMT</pubDate><category><![CDATA[anti carnet de voyage]]></category><category><![CDATA[jerome coullare]]></category><category><![CDATA[le brouillon lebrouillon lebrouillondefinitif anti carnet voyages jerome coullare]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/cosse-ignoble-anti-carnet-de-voyages-vol2</guid><description><![CDATA[&nbsp;Les Buttes-Chaumont, comme &eacute;picentre d'une r&eacute;volte &agrave; venir o&ugrave; nos silhouettes croisent les spectres des Communards de 1870. En urgence, petite visite touristico-guerri&egrave;re du parc et des alentours avant qu'il ne br&ucirc;le, dans un chass&eacute;-crois&eacute; entre notre actualit&eacute; sociale et politique et celle de la plus c&eacute;l&egrave;bre insurrection &agrave; Paris.Tous les endroits sont r&eacute;els et rentr&eacute;s dans l'histoire lors de l [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<div class="paragraph" style="text-align:justify;">&nbsp;<EM><FONT color=#81c94c>Les Buttes-Chaumont, comme &eacute;picentre d'une r&eacute;volte &agrave; venir o&ugrave; nos silhouettes croisent les spectres des Communards de 1870. En urgence, petite visite touristico-guerri&egrave;re du parc et des alentours avant qu'il ne br&ucirc;le, dans un chass&eacute;-crois&eacute; entre notre actualit&eacute; sociale et politique et celle de la plus c&eacute;l&egrave;bre insurrection &agrave; Paris.<br />Tous les endroits sont r&eacute;els et rentr&eacute;s dans l'histoire lors de la Commune de 1871.<br />Ce texte est l'&eacute;pilogue in&eacute;dit d'un autre texte qui avait eu l'honneur d'&ecirc;tre publi&eacute; dans la revue n&deg;3 d'"Usbek &amp; Rica" en d&eacute;cembre 2010, sur le th&egrave;me "le futur &agrave; peu de choses pr&egrave;s".<br />ps: l'absence de majuscules est d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e. fin des privil&egrave;ges oblige... m&ecirc;me en typo<br /><span></span><br /><span></span></FONT></EM><br /><span></span><br /><span></span>arriv&eacute;s au belv&eacute;d&egrave;re, pour voir la ville br&ucirc;ler.<br /><br />et ces feux qui transpercent ce ciel d&rsquo;encre et de neige. d&rsquo;autres brasiers r&eacute;pondent &agrave; ceux qui s&rsquo;effacent dans paris en contrebas--- entre incr&eacute;dulit&eacute; et d&eacute;lice, l&rsquo;on revient sur ces assauts qui se r&eacute;pondent d&rsquo;un quartier &agrave; l&rsquo;autre et &agrave; d&rsquo;autres villes-----paris vid&eacute;e de ses enfants et de ses vieux, ...dans une partie de cache-cache entre insurg&eacute;s et institutionnels----paris plong&eacute;e dans l&rsquo;obscurit&eacute; des fen&ecirc;tres et des voitures &eacute;teintes, s&rsquo;allume finalement dans le reflet neigeux des feux de rue.<br /><br />vers saint fargeau, on comptait une cinquantaine d&rsquo;h&ocirc;tels particuliers avec leurs jardins et leurs cours privatives. il n&rsquo;en reste rien.<br /><br />au temple de la sibylle, on croise les spectres de communards qui assistent ahuris aux &eacute;changent f&eacute;briles sur ce que l&rsquo;on r&eacute;cup&egrave;re et ce qui nous manque. le chemin des aiguilles comme synapse essentielle entre bolivar et crim&eacute;e, fourmille de silhouettes press&eacute;es et cagoul&eacute;es----belleville d&eacute;verse dans la bien nomm&eacute;e notre-dame des otages, les gueules h&eacute;b&eacute;t&eacute;es d&rsquo;uniform&eacute;s qui t&ecirc;te basse, ignorent ce bout de mur o&ugrave; d&rsquo;anciens fusill&eacute;s leur font d&eacute;sormais la nique.<br /><br />impossible de savoir quand tout a commenc&eacute;. ----serait-ce sur ces barricades o&ugrave; ma main colmatait ce trou b&eacute;ant sur ton front. ----ou avant, quand les rues se sont remplies de millions de t&ecirc;tes en cort&egrave;ges sans fin, qui n&rsquo;ont pas recul&eacute; ? ----lors des premiers sabotages? ----lorsque les tours se sont vid&eacute;es, sans &eacute;lectricit&eacute;, et puis fatalement sans eau? ----lorsque les &eacute;coles se sont vid&eacute;es, lorsque les voitures dans un ballet centrifuge ont quitt&eacute; les villes? --quand le dernier camion entra dans paris ? --ou le dernier appel au calme de ce ministre poisseux aurait-il fini d&rsquo;exc&eacute;der le dernier r&eacute;sign&eacute; ?<br /><br />belleville, jourdain, pyr&eacute;n&eacute;es, m&eacute;nilmontant, gambetta. ----les manifs qui restent, les tentes qui se plantent et qui restent. ----les id&eacute;es et la hargne qui germent et qui restent. imperm&eacute;ables aux psychotropes sociaux qui endorment nos rages qui affleurent et disparaissent avec la t&eacute;l&eacute;commande, l&rsquo;alcool, le comprim&eacute;, le pote ou le ticket resto gagn&eacute; sur le patron. ------la pub, la com, le discours, le d&eacute;bat inutile et ringard qui passe en boucle sur les ondes comme du bromure. ----et puis cette fulgurance collective, comme une &eacute;vidence, que l&rsquo;on est arriv&eacute; au bout.<br /><br />sous la cagoule, un cheminot effervescent raconte le saccage des centres de contr&ocirc;le. ----ce flic d&eacute;missionnaire s&rsquo;excite sur une carte cribl&eacute;e de rouge qui marque tous les points de blocage de la ville. -----le routier d&rsquo;&agrave;-c&ocirc;t&eacute; explique fi&eacute;vreux la paralysie du p&eacute;riph&rsquo; avec une petite cinquantaine de camions. ----les virus sur les applications bureautiques acc&eacute;l&egrave;rent la d&eacute;route. -----la diffusion sur internet des listings d&rsquo;adresses des militaires, gendarmes, policiers et dirigeants publics et priv&eacute;s parach&egrave;vent la d&eacute;mission du pouvoir. ----en trois semaines, la plupart des grandes villes se seront vid&eacute;es en un contre exode rural historique.<br /><br />sous la neige qui cache chastement les d&eacute;bris d&rsquo;un printemps &agrave; venir, je passe devant les buttes-chaumont, o&ugrave; un panneau insignifiant annonce le &laquo; doublement des espaces verts, le d&eacute;gagement des perspectives, la cr&eacute;ation de cheminements de pi&eacute;tons et d'&eacute;quipement collectifs. travaux consid&eacute;rables en cours &raquo;.</div>]]></content:encoded></item><item><title><![CDATA[Bangui 2010. Extrait des anti-carnets de voyage(s) vol.1.]]></title><link><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/bangui-2010-extrait-des-anti-carnets-de-voyages-vol1]]></link><comments><![CDATA[http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/bangui-2010-extrait-des-anti-carnets-de-voyages-vol1#comments]]></comments><pubDate>Tue, 10 Dec 2013 22:06:24 GMT</pubDate><category><![CDATA[Uncategorized]]></category><guid isPermaLink="false">http://www.lebrouillondefinitif.com/actualiteacutes/bangui-2010-extrait-des-anti-carnets-de-voyages-vol1</guid><description><![CDATA[ En novembre 2010, je red&eacute;couvrais Bangui qui partait en sucette, et me d&eacute;goulinait dessus &agrave; la mani&egrave;re d'un Zulawski de possession. L'osmose n'aurait pas senti trop bon. Depuis, je&nbsp;saigne &agrave; &eacute;voquer&nbsp;cet endroit d'oubli et ses &acirc;mes en survie.&nbsp;(...) Voil&agrave; Bangui compound,&nbsp;&nbsp;r&eacute;sidence JM1,&nbsp;la vie cloitr&eacute;e derri&egrave;re les barbel&eacute;s qui s&eacute;parent nos privil&egrave;ges des&nbsp;&nbsp;non-l [...] ]]></description><content:encoded><![CDATA[<span class='imgPusher' style='float:left;height:0px'></span><span style='z-index:10;position:relative;float:left;;clear:left;margin-top:0px;*margin-top:0px'><a><img src="http://www.lebrouillondefinitif.com/uploads/1/6/3/5/16353000/7179151.jpg" style="margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; margin-right: 10px; border-width:1px;padding:3px;" alt="Photo" class="galleryImageBorder" /></a><span style="display: block; font-size: 90%; margin-top: -10px; margin-bottom: 10px; text-align: center;" class="wsite-caption"></span></span> <div class="paragraph" style="display:block;"><em><font color="#2a2a2a" size="3">En novembre 2010, je red&eacute;couvrais Bangui qui partait en sucette, et me d&eacute;goulinait dessus &agrave; la mani&egrave;re d'un Zulawski de possession. L'osmose n'aurait pas senti trop bon. Depuis, je&nbsp;saigne &agrave; &eacute;voquer&nbsp;cet endroit d'oubli et ses &acirc;mes en survie.&nbsp;</font></em><br /><font color="#2a2a2a"><br /><br /><font size="4">(...) Voil&agrave; Bangui compound,&nbsp;&nbsp;r&eacute;sidence JM1,&nbsp;la vie cloitr&eacute;e derri&egrave;re les barbel&eacute;s qui s&eacute;parent nos privil&egrave;ges des&nbsp;&nbsp;non-leurs.<br />D&eacute;pendant de mes jouets sur batterie, je scrute anxieux cet &eacute;cran avare de nouvelles qui se figent, alors que la t&eacute;l&eacute; derri&egrave;re est en mode&nbsp;&nbsp;plan&nbsp;toutes les secondes. Elle vomit en saccades des images et des sons qui remplissent le vide de ma prison, et ma&nbsp;bi&egrave;re d'habitude se change&nbsp;en une bi&egrave;re brass&eacute;e localement qui a un go&ucirc;t amer.<br />Les 5.5 degr&eacute;s qui me s&eacute;parent d'une sobri&eacute;t&eacute; toute contr&ocirc;l&eacute;e r&eacute;v&egrave;lent la vanit&eacute; de toute chose. &nbsp;Une absence de sens remplit&nbsp;&nbsp;alentour et&nbsp;contraste avec l'image&nbsp;bizarre de me coucher en cuiller, tes seins dans mes mains.<br />Le&nbsp;&nbsp;soir&nbsp;est clair et les &eacute;toiles dans leur ciel ne remplissent pas leur vie ni leur ventre. Cette vieille courb&eacute;e sur une canne et un sac en plastique devait avoir 40 ans. Et ce m&ocirc;me maigre sans sourcil qui tient son soda comme je&nbsp;tiendrais&nbsp;ta main, me regarde fixement. L'index et la majeur sur la&nbsp;&nbsp;bouche&nbsp;pour me&nbsp;dire sa&nbsp;faim.<br />Un ministre est visiblement descendu dans&nbsp;&nbsp;cette&nbsp;&nbsp;taule&nbsp;pour un 5 &agrave; 7 l&eacute;g&egrave;rement d&eacute;cal&eacute;. Une demi-douzaine de soldats en armes&nbsp;&nbsp;surveillent&nbsp;la chambre adjacente. &nbsp;Cette nuit immense&nbsp;et les gardes arm&eacute;s&nbsp;&nbsp;en-dessous.<br /><br /><br />Je sens la fin, la fin et go&ucirc;te &agrave; l'&eacute;ph&eacute;m&egrave;re. Je p&eacute;tris ce monde et mon corps faillibles, perm&eacute;ables &agrave; cette duret&eacute; qui serait insupportable si elle piquait autre part que sous le soleil. Comme si ces 30&deg; avaient d&eacute;cid&eacute;&nbsp; qu'il ne convenait pas d'accabler les oubli&eacute;s. Quelques arbres majestueux balancent leur ombre sur des ombres de presque morts. Des silhouettes droites sur des savates&nbsp;tra&icirc;n&eacute;es&nbsp;dans la terre rouge et les d&eacute;chets plastiques. Quelque chose de tordu ici&nbsp;fait qu'on se demande trop souvent comment et quand finissent ces journ&eacute;es qui s'&eacute;tirent.<br />Des bagarres &eacute;parses &eacute;clatent dans des endroits o&ugrave; l'on passe, et des vitres ferm&eacute;es, ces &eacute;pisodes muets disparaissent comme les devantures des commerce de rien et les maquis qui crachent une musique de parasites et de basses.<br />Un truc&nbsp;mal contenu dans les yeux et les gestes r&eacute;sign&eacute;s de ces m&ocirc;mes sur leur garde. Et ce geste qui prend maintenant son sens et me ferme l'int&eacute;rieur. L'index et le majeur sur la bouche, pour montrer ce qui ne passe pas, pour montrer le manque et la faim. Des yeux immenses parce que le reste ne l'est pas. Et les pommettes. Ces regards sans sourcil, noirs et rouges et huileux.<br />Face &agrave; l'enceinte barbel&eacute;e du palais pr&eacute;sidentiel d&eacute;cor&eacute;e de loupiotes mis&eacute;rables, des cueilleurs de mangues tendent vers la cime des perches bricol&eacute;es. Des filets de fortune pour des mangues qui se croyaient &agrave; l'abri 20 m&egrave;tres au-dessus des t&ecirc;tes. Personne ne tra&icirc;ne devant le b&acirc;timent, ce serait un raccourci vers la taule. Quelques charrettes de manioc d&eacute;filent &agrave; PK0, centre ville d&eacute;sert et carrefour de village. Vers cinq heures les ombres s'allongent, d&eacute;licates et diffuses. Des g&eacute;ants circulent &agrave; l'oblique et disparaissent sur des murs pourris encore chauds.<br /><br /><br />Assis l&agrave;, sur le c&ocirc;t&eacute;, les pirogues charg&eacute;es qui glissent sans bruit ni vagues. sous la&nbsp;paillote&nbsp;qui dit&nbsp;bienvenue chez les Ch'tis, sur l'Oubangui, &agrave; la sortie de la ville. Un&nbsp;nord improbable, sous 40&deg;, voluptueux, vert humide, aux portes de Kisangani et du Congo sur l'autre rive. Assis l&agrave;, je flotte dans mes paradoxes et la certitude de mon insignifiance. Et mes manques rongent mes derniers endroits de vie,&nbsp;au plus profond. Une rive charg&eacute;e de branchages, inaccessible et puis des herbes hautes disparaissent au milieu du fleuve. Un courant visible translate p&ecirc;cheurs et commer&ccedil;ants, un peu. Mon corps vieillit et je sens les endroits qui fondent sur les mollets les cuisses les bras et les &eacute;paules. Le fleuve et le monde ont l&acirc;ch&eacute; prise et moi avec. Je revois les m&ocirc;mes sur la route, qui courent au devant de la voiture pour lever un roseau en travers et demander p&eacute;age. Plus loin, un nouveau-n&eacute; dans les bras de sa s&oelig;ur, &agrave; peine plus grand que lui. Et la m&egrave;re vieille et s&egrave;che avec quelques fruits en &eacute;talage sur le sol. Je vieillis par &agrave;-coups. Je me sens vieux. Oui je suis vieux et j'appr&eacute;hende de me relever &agrave; cause de mes douleurs et de mes cabossages. Je lutte les yeux mi-clos, et le vide dedans enfle et transpire de mon corps flasque et anguleux. Brique cuite et t&ocirc;le ondul&eacute;e dans une union d'infortune sur un chemin de bosses et d'orni&egrave;res magistrales. Je suis insignifiant dans un endroit d'oubli (...)</font></font><br /></div> <hr style="width:100%;clear:both;visibility:hidden;"></hr>]]></content:encoded></item></channel></rss>